Auteur/autrice : tommy.montegu@alldamnlife.com

  • Mes débuts dans l’entrepreneuriat : AllDamnLife

    En 2025, le nom de Tommy Montégu est associé à beaucoup de chose, mais celle qui revient le plus souvent c’est ce nom imprononçable : AllDamnLife (avec un accent créole : Ol Dem Laïfe)

    L’idée me vint en 2019 : ma carrière débutante en informatique, toute la famille et belle-famille me prenait déjà pour Bill Gates ou Mr Robot. On me demandait toujours :

    « Tommy tu as le dernier Marvel qui est sorti ? »

    « Tommy tu as le dernier album de Maître Gims ? » (Retenez le celui-là, il va jouer un rôle crucial dans le reste de l’histoire)

    « Tommy tu as le dernier Dirt qui est sorti ? »

    Donc oui, mes très chers lecteurs, j’étais connu pour être un ressortissant extrême du téléchargement illégal, un RETI !

    Mais Tommy..vous dîtes vous, quel est le rapport avec AllDamnLife ? Et bien j’y viens !

    Vous vous souvenez de cet album de Maître Gims (pas pour moi, pour ma soeur), et bien son téléchargement a été suivi d’un gentil courrier… d’Hadopi.

    Et d’une gentille correction de ma mère (propriétaire de l’abonnement Internet au moment de ce crime odieux qui a été d’enlever 2 centimes d’euros à ce très cher Maître Gims.. engin GIMS aujourd’hui).

    Enfin bref, tout cela m’a conduit un peu plus dans le droit chemin. Il a fallu commencer à s’intéresser aux contenus payants et aux plateformes de streaming qui émergeaient et débarquaient à la Réunion.

    Toujours avec ce « traumatisme » en tête, à côté de cela, je commençais mon cursus de Master en Expert en Système d’informations à l’HESIP.

    Depuis longtemps l’idée me trottait dans la tête mais l’HESIP, étant l’école qu’elle était, m’a permis de concrétiser cette idée.

    L’idée : Avoir une seule plateforme permettant de souscrire à un abonnement unique pour accéder à tous les services de mon choix. Cerise sur le gâteau : cette abonnement serait moins chère que si on souscrivait individuellement à chaque service.

    Sur le papier, l’idée plaît.

    Au niveau du code, je visualise déjà l’interface. Une seule interface unique, pour gérer toute cette foutue vie numérique. L’idée du nom me vient naturellement : AllDamnLife. Pour toute sa foutue vie !

    En 2019 comme indiqué, je devais fournir un projet professionnel ou d’entreprise. J’ai commencé donc à développer un MVP sous Symfony. Le but : avoir une plateforme unique, quand on s’inscrit on choisit les services auxquels on veut s’abonner. Ensuite, une remise automatique est calculée sur le prix total de l’abonnement. Et l’utilisateur arrive ensuite sur un dashboard où il peut lancer toutes ces applications (et y être connecté automatiquement).

    Génial non ?

    Je présente l’idée lors de ma soutenance de Master 1, l’idée plaît aux enseignants, ils sont emballés. Il me conseille de le monétiser et d’en faire une société.

    L’idée me plaît, mais à l’époque, je me sens trop jeune pour porter le fardeau d’une telle application et société. Mais je suis toujours motivé, je vois là ma porte de sortie vers ma liberté financière.

    Je commence à en parler autour de moi, à mon travail. Je commence à m’inscrire à quelques concours : le concours du startupper of the year de Total.

    Plus je parle de l’idée, plus ça intéresse les gens. Je trouve un premier associé, Hans, développeur web dans la même boite que moi, Exodata.

    On commence à bosser ensemble sur le MVP. On se dit que peut être Symfony, ce n’est pas le plus évolutif. Ensuite, je tombe sur des gens fabuleux : Jimmitry, Carole, Bibi, Vincent, Laurent, Jonathan. Tous ont leur pierres à apporter à l’édifice :

    • Jimmitry me met à disposition un de ses moteurs AI, MentDB (qui tourne encore) pour servir de coffre-fort pour les identifiants des utilisateurs
    • Carole nous aide sur le schéma de la base de données
    • Bibi nous fournit des visuels de dingue grâce à son expérience en UI/UX
    • Vincent et Hans développent la nouvelle version du site, on part sur un backend en NestJS et un front en ReactJS.
    • Laurent et Jonathan m’aide sur la partie marketing, communication

    Mais tous ces gens, ils sont là bénévolement, je ne peux exiger des résultats de leurs parts. On se fixe des points hebdo pour avancer. Mais au fur et à mesure du temps, les gens quittent le bateau. On est en fin 2020 / début 2021. Il ne reste qu’à temps plein Vincent, Hans et moi.

    Entre temps j’ai fait le Concours de création d’entreprise innovante de la technopole, je fini parmi les lauréats mais n’obtient aucun prix.

    Je me heurte à la réalité du terrain : les gens trouvent intéressants mais.. et c’est ce mais qui tue tout : les services proposées ne sont pas intéressants, et les réductions ne sont pas assez importantes.

    En effet, de 2019 à 2021, je me suis attelé à chercher des services partenaires. Le premier fût Deezer, ensuite il y a eu CoachClub. Puis j’ai réussi à avoir un partenariat avec Selp, revendeur ePay pour accéder à un catalogue plus vaste avec Disney +, Spotify, Microsoft et Xbox. J’ai eu ePresse.

    Mais les gens demandaient toujours plus : « Tu n’as pas prime ? Tu n’as pas Apple Music ? Tu n’as pas spotify ? ».

    Du coup je continuais à chercher les partenariats, envoyant des mails, des requête LinkedIn. J’ai sorti mes meilleures compétences d’OSINT pour récupérer les mails des gens des services partnership B2B, marketing, reward, etc. des grosses entreprises.

    Jusqu’à la fois même où j’ai dérangé la responsable marketing Netflix Monde sur sa boite mail perso et elle, qui était en congés maternité, m’a quand même donné le contact d’un revendeur.

    Mais tout cela n’était pas assez, et je vous propose de vous raconter la suite, dans une partie 2.

  • Quelle formation pour devenir un hacker ?

    Lors de mes passages à l’IUT de Saint-Pierre en tant qu’enseignant vacataire en cybersécurité, beaucoup d’étudiants m’ont demandé la suite logique pour eux, après le BUT, pour devenir un hacker (éthique or not !).

    J’enseigne également pour la licence mécatronique & robotique, et pour les ingénieurs de l’ESIROI. Et j’ai côtoyé au cours de ma vie professionnel un bon nombre d’étudiants, d’apprentis qui étaient en recherche de leur parcours « scolaire ».

    Ce à quoi je leur réponds tous : l’école n’est qu’un moyen pour atteindre votre objectif. Vous ne devez pas miser sur l’école que vous allez choisir, mais bien sur vous.

    Woaw ! Quel grand philosophe ce Tommy.

    Je sais, c’est la réponse bateau qu’on retrouve partout sur internet. Il ne suffit de voir le nombre de personnes qui prennent Bill Gates ou Steve Jobs en exemple.

    Pour ma part, je vais parler de ce que moi j’ai connu :

    • J’ai fait une école superbe avec de bons professeurs : IUT de Saint-Pierre
    • J’en ai fait une moins bonne avec des professeurs qui se formaient sur OpenClassRoom : HESIP

    Cependant, ce n’est pas pour ça qu’aujourd’hui je me considère bon..ou mauvais.

    L’école n’est qu’un moyen pour atteindre notre but ultime. La vraie question n’est pas de savoir quelle école je souhaite faire, mais qu’est ce que je veux être après.

    Ensuite, peu importe qu’on fasse Polytechnique ou Expernet, si on s’en donne les moyens, on y arrivera.

    Les recruteurs de nos jours (j’en fais partie, et j’en connais quelques uns), ne se basent plus que sur des CVs ou des diplômes. On est à la recherche de personnes qui partagent les mêmes valeurs que nous, qui ont une capacité d’adaptation, qui savent s’approprier un but, un objectif et se donner les moyens de les atteindre.

    C’est ce que l’on voit chez les entrepreneurs à succès. Certes, quelqu’un de HEC aura de meilleures bases que nous en finance, commerce, marketing. Mais si on sait de qui s’entourer, là où chercher et se former, on peut atteindre des objectifs que même ces personnes là (comme elle ne se sont pas fixées ces objectifs), n’atteindront.

    Alors à la question : quelle formation pour hacker le Facebook de mon ex ? Je vous répondrai : fais celle qui t’arrange le mieux. Il y a de nombreuses écoles et choisis les en fonction de tes contraintes et envies.

    Si pour toi cela passe absolument par une école reconnue, et ben feu.

    Mais si tu veux rester sur l’île de la Réunion proche de ta famille, et bien tes choix sont plus limitées.

    Mais ce n’est pas pour autant que tu seras moins bon ou que tu n’atteindras pas ton objectif.

    Grâce à Internet et à l’intelligence artificielle, tout le monde a accès au même niveau de connaissances. A toi de les transformer en compétences et de voir ce que tu souhaites en faire.

    Mais si une notion est importante : ce sont les bases. L’essentiel, en informatique, c’est de comprendre les bases mêmes.

    L’exemple que je donne à mes apprentis et étudiants : si tu veux être bon en informatique, il faut que si demain on t’envoi à la préhistoire, tu sois capable de recréer internet ou au moins savoir par quoi recommencer.